Au-delà il y a un sentiment arraché du bleu,
Une sensation qui respire lentement le temps glacé
Une inspiration une expiration peut-être
Lâchée dans l’air
Peint
Au-delà il y a un pas de novembre qui vague
Sur les sentiers déjà battus par les insomnies
Une brindille d’horloge regardé avec surprise
dans
Le miroir
Au-delà loin demeurent des scènes retouchées
Parmi des lances en bois aux empreintes effacées
Des ermites épis de glace gravent sur l’air
Des points d’exclamation
Courbatus
Au-delà il y a un rêve tiède de bambin
gâté
Endormi sur un ventre une incantation captive
Entre des barreaux de
Portatif
Au-delà il y a un tourment un battement de paupières
Juste à distance d’une seconde qui brûle
couvée
Sur des musiques en noir et blanc découpées
Des touches du piano
Au-delà on marche aux pieds nus on marche insoucieux
Par le frais parfum de foin
Le temps tourne étourdi en cercle
Il accouche ses heures à l’ombre du ciel
Maître
Au-delà on se rêve ici avec ses pensées
Avec ses yeux grands ouverts
On goûte les couleurs avec des sens inventés
Au-delà reste suspendu parmi des images
Avec des images
Clivées
Rada Marin