La sensibilité retrouvée dans les rois nus

Dans une pièce inlassablement déserte, pleine des trilles de l’oiseau en bois comme un violon éveillé, naît le jumelage d’où le jour se détache avec un nouveau film. Il s’agit de cette pellicule fine, noire, divinisée par les quelques élus. Je ne voudrais pas parler de ses ténèbres, des toiles que le noir tisse en nous, je voudrais plutôt laisser que ces images vous racontent le monde et ses échos.



Le combat de Gicu Serban se porte pour atteindre la lumière, cette lumière qui se déploie subtilement

sur la surface minuscule, sur l’espace trop étroit d’un film. Le final vient lorsqu’un vieux avec des rides enveloppés de la fumée de sa cigarette paraît légèrement sarcastique et aride pour devenir par la suite résigné et vide. Je crois qu’il est merveilleux de voir les enfants qui d’une manière enchanteresse se tordent vers la lumière et paraissent sur des photos vaguement colorées de tristesse, de son fond gris. On peut suivre, moment par moment, ce que son œil voit, lorsque la lumière peut être baissée, lorsque les subtilités peuvent être connues… dans les heures de l’aube.

Simona Dobre

 

 

 

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